Fleur d’un étrange printemps

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Il se peut que le monde aille vers le chaos
Et que de noirs démons surgissent des cratères ;
Mais dans mon jardin pousse une fleur solitaire
Qui boit avidement la lumière d’en haut.

De plusieurs chants d’oiseaux la charment les échos,
Elle les apprécie, elle s’en désaltère ;
Sa racine grandit et savoure la terre,
Sa vie de végétal est un plaisant repos.

Il se peut que sévisse un terrible incendie,
De cette fleur la fièvre est vite refroidie ;
Jamais un traitement ne lui fut imposé.

Dans la ville aujourd’hui les hommes font silence,
Seuls les chats des jardins leurs subtils appels lancent ;
À l’amour d’une fleur mon coeur est disposé.

Cochonfucius

Douceur des saisons

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Une rose d’automne a-t-elle des regrets ?
N’est-ce qu’appréhension de la chute hivernale,
Laquelle est naturelle, et non point infernale.
Une fleur de printemps croit-elle en un progrès ?

La plante, de ce temps où sa graine migrait
À la douce faveur d’une brise vernale,
A-t-elle souvenance (un peu subliminale)
Ou de sa dormition dans un grand pot de grès ?

A-t-elle d’autres fleurs auxquelles s’adresser
Pour ensemble évoquer l’enfance fabuleuse
Que rien, dans son esprit, n’est venu effacer ?

La rose est si jolie quand elle est nébuleuse !
Quand l’air froid du matin la fait paraître en pleurs,
Nos yeux s’emplissent d’eau pour cette âme de fleur.

Cochonfucius

Mary Hamilton

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Toile de Pavel Svedomskiy

Chez Mary Hamilton, on vit venir la Reine.
« Mary, levez-vous donc. À présent, dites-moi
Où est allé l’enfant dont j’entendais la voix. »
« Un navire ai choisi pour lui, ma Souveraine,

Et l’ai livré aux flots que hante la sirène,
À la grâce de Dieu, qu’il nous garde en sa loi. »
« Mary, vous n’avez point agi en bonne foi ;
Si l’enfant eût vécu, j’eusse été sa marraine,

Mais en ville, aujourd’hui, je crois que nous irons,
N’écoutez en chemin ceux qui vous maudiront. »
Mary, un bref instant, se pose en suppliante,

Puis prend sa robe blanche et son collier doré
Que tout à l’heure, en ville, elle veut arborer ;
Elle marche au supplice, à-demi souriante.

Cochonfucius

En réponse à « Oiseau forestier »

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L’oiseau forestier se pavane,
Les autres lui lancent des vannes ;
Il dit : « Sous l’aboiement des chiens
Passe pourtant la caravane. »*

Le chauffeur fume un gros havane
Tout en rêvent de la savane,
Pourtant c’est un vieil autrichien,
La logique n’est qu’une vanne.

Pierrette

*Cochonfucius

Grandeur de la bécasse

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L’eau d’un vieil étang doucement se ride,
La bécasse y boit pendant tout l’été ;
Cet oiseau ne craint pas les lieux humides,
L’ondin de la mare aime l’écouter.

La bécasse au bois est un peu timide,
Qui jamais ne veut cet endroit quitter ;
Son coeur est serein mais il n’est pas vide,
À son doux regard, comment résister ?

Bécasse, prends garde aux bêtes cruelles
Qui de leurs longs crocs mordaient ton corps frêle ;
Ou qu’un vieux chasseur te mette au tombeau.

Reste donc en vie, oiseau plein de charme,
Nous écouterons ton rire et tes larmes ;
Ne crains pas le loup ni le noir corbeau.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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