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Jamais un poulailler ne me laisse de glace,
J’aime pour ce motif me mettre en mouvement ;
Mais serait-ce un péché d’être un goupil gourmand ?
Je suis un prédateur, pour me nourrir, je chasse.
De ce subtil métier mon âme n’est point lasse,
Je ne vois d’ailleurs pas comment vivre autrement ;
La carotte et le chou sont de bons aliments,
Qui pourtant nullement la viande ne remplacent.
Leur coq n’est pas féroce et je ne le crains point,
La belette avec moi s’accorde sur ce point ;
Ce bouffon ne saurait gâcher notre existence.
Mais sur cet animal, je ne veux m’attarder,
Ni sur mon réservoir de gibier mal gardé ;
Laissez-moi donc me taire, et prendre mes distances.
Cochonfucius