
Gustave Moreau – La Chimère, 1867
L’avion à l’hélice bipale
Est pour l’élue municipale,
Envole-moi aimée chimère,
Loin de la pandémie grippale !
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Gustave Moreau – La Chimère, 1867
L’avion à l’hélice bipale
Est pour l’élue municipale,
Envole-moi aimée chimère,
Loin de la pandémie grippale !

image de l’auteur
Une sirène est stupéfaite
De voir naviguer les prophètes ;
Elle ne sait cependant pas
S’il convient de leur faire fête.*
Elle demande à la nymphette
Si cette nef lui semble faite
Pour cela. Au bord du trépas,
Elle crie : « Pas sur l’entrefaite! ».
Pierrette

image de l’auteur
Une sirène est stupéfaite
De voir naviguer les prophètes ;
Elle ne sait cependant pas
S’il convient de leur faire fête.

image de l’auteur
Trois démons sur l’autel ont déposé des fleurs,
Eux qui ne craignent point d’entrer dans une église ;
Ils consacrent ainsi les biens qu’ils subtilisent,
Auxquels ils n’attribuent pas la moindre valeur.
Un murmure assourdi vient de leur sombre coeur
Qui vibre faiblement, comme sous une brise ;
Dieu sera bienveillant pour leur âme indécise
Qui d’inframonde a pris les sinistres couleurs.
Ils tremblent quelque peu ; est-ce un ange qui passe
Ou un trou noir géant qui traverse l’espace ?
Vers leur triste refuge ils sont prêts à courir.
Les démons de l’Enfer rarement rient ou pleurent,
Eux qui dans cette église aiment passer des heures ;
Femme du charpentier, veux-tu les secourir ?

Pierrette en Héraldie
Lune de printemps
Baignant le Port de la Lune,
Présence apaisante.

Toile de Gustave Moreau
J’étais dans la torpeur profonde
Comme une tortue en hiver
Et tes paroles vagabondes
Ont nourri ma prose et mes vers
Notre relation flamboyante
A réchauffé nos deux esprits
Et jamais muse plus charmante
Sur ce terrain ne m’entreprit
J’irai sur les vertes collines
J’entendrai les oiseaux des airs
Ton souvenir tendre illumine
Dorénavant mon univers
Je retrouverai le silence
Même seul je serai content
Rien que pour la ressouvenance
D’un de tes rires éclatants
* * * * *

Photographie de Frederick Sommer
Tel, poursuivant son ombre au décours des saisons
En gagna le renom de fou par excellence.
Un jour de Grand Midi, et donc de nonchalance,
A un passant quelconque il donna ses raisons.
L’autre lui demanda : « N’as-tu point de maison
Où tu pourrais t’asseoir, dans l’ombre et le silence,
Nous épargnant ainsi ta folle turbulence ? »
Mais lui, sans avertir, se mit en oraison.
« Seigneur, soyez béni pour ce fantôme obscur
Qui allonge son corps sur les pavés bien durs,
Devant vous, tout le jour, il glisse et se prosterne. »
Le passant retourne à son labeur de manant.
Il voit qu’il ne pourra fouler le continent
Que hante le rêveur, et cela le consterne.

Toile de Dali
Comme un homme égaré dans la forêt profonde,
Le poète au jardin est traversé d’effroi.
Tout n’est-il donc que leurre et tristesse en ce monde,
Qu’un acheminement vers le sépulcre froid ?
Vainement aux entours jetant des coups de sonde,
L’égaré ne sait plus comment sortir du bois.
Sur un même sentier sa trajectoire ronde
Le ramène toujours dans les mêmes endroits.
Mais une goutte d’eau quelquefois sur sa lèvre,
Le saut d’un écureuil, la gambade d’un lièvre,
Lui font aimer pourtant la piste, au petit jour.
Il est charmé surtout par l’apaisant silence
Dont est souvent saisi notre univers immense ;
Ce silence est prière au soleil des amours.

Toile de Nicolai Abraham Abildgaard
Et si des cauchemars surviennent au matin,
Fais-leur un bon accueil, ils sont là pour t’instruire.
Ils ne possèdent pas le pouvoir de te nuire.
Rendors-toi calmement dans tes draps de satin.
Des poètes savants l’ont écrit en latin :
Dans un cerveau nocturne on peut voir s’introduire
Des monstres fabuleux, menaçant de détruire
L’esprit désemparé que leur fureur atteint ;
Certes, ton âme tremble aux éclats de leur voix,
Et leur brûlant regard t’éveilla mainte fois,
La sueur inondant tes oreillers de plume.
Mais l’esprit les absorbe, ainsi qu’un océan,
Et dans sa profondeur dissout leur corps géant
Dont il ne restera qu’imperceptible écume.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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