
Dessin de Victor Hugo
Au jour du premier mai, environné de roses,
Victor Hugo, qui rit en présence des choses,
Chante les animaux, sans faire de jaloux ;
Il a béni l’agneau et caressé le loup,
Puis il donne à chacun une aimable devise
(Quand il n’en trouve point, voilà qu’il l’improvise),
Et le gai rossignol et le merle moqueur
Ont chanté pour Victor du profond de leur coeur.
Pour songer au poème, il se lève à l’aurore ;
Il en forge les mots avec sa voix sonore
Et nous les répétons, tant ils sont émouvants,
Afin qu’ils soient portés au lointain par le vent.
