
Toile de Alfred Kubin
La substance du rêve est celle d’origine,
Mais de l’autre côté d’un étrange miroir
C’est une autre substance, et je ne peux la voir,
Pourtant, à mon réveil, parfois je l’imagine.
Est-ce un miroir, ou bien, un tunnel, un couloir ?
Serait-ce l’intérieur d’une sombre machine ?
C’est noir comme serait un flot d’encre de Chine,
Pas moyen de trouver quel nom ça peut avoir.
C’est peut-être de l’eau, mais peut-on s’y plonger ?
Est-ce froid, est-ce chaud, quels en sont les dangers ?
Est-ce un milieu poreux, est-ce une chose abstraite ?
Y parvenir serait un aboutissement…
Non par la progression, mais par un glissement ?
Y passer désormais sa paisible retraite ?
