
Toile de Dorothea Tanning
Le rêve est toujours accueillant,
Il porte des couleurs subtiles.
On y croise de noirs reptiles
Ou parfois, un cheval vaillant ;
L’esprit croît en se dépouillant
De toutes ses colères viles,
Le corps aime flâner en ville
Sous le feu des astres brillants.
L’éveil survient, au bout du compte ;
C’est la fin d’un merveilleux conte
Qui s’endort au fond d’un tiroir.
Le rêve joue à cache-cache
Et ses fragments forment des taches
Sur nos coeurs, ou sur nos miroirs.
