
image de l’auteur
Nous trouvons en ce lieu trois arbres chargés d’ans,
Au bord d’un lac paisible où se jette une eau vive;
L’un d’eux apprend un hymne aux oiseaux de la rive,
Qu’accompagne aujourd’hui le tonnerre grondant.
Le deuxième médite, un abîme sondant,
Il semble se complaire en des heures oisives ;
Je n’ai point là-dessus d’opinion décisive,
Je regarde frémir son feuillage abondant.
Le troisième entretient une sorte d’ivresse
En recevant du ciel une eau qui le caresse,
Et tout au long du jour en extase est plongé.
Au sujet de ces trois furent écrits des contes
Ainsi que des sonnets (plus beaux que ceux d’Oronte),
Sur quelques parchemins que le temps a rongés.
