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Un plumage éclatant se montre en l’aube claire,
Tandis que disparaît l’étoile du matin ;
Le cygne en sa beauté souvent peut se complaire,
Ainsi qu’une élégante en robe de satin.
Cet oiseau ne craint pas l’heure crépusculaire,
Ni le sombre Ponant qui de rouge se teint ;
Du jour et de la nuit le rythme séculaire
Lui semble familier depuis des temps lointains.
Son enfance, dit-il, ne fut point malheureuse,
Même si son profil n’était pas idéal,
Même s’il frissonnait dans le vent boréal.
L’ironie des canards n’est guère douloureuse,
Le cygne n’y trouva pas de quoi soupirer ;
À présent, dit le conte, il en est admiré.
