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Il répand la terreur, il sème l’épouvante,
Sur sa route nocturne il avance au galop ;
Il dit qu’il peut briser les murs de Saint-Malo,
Cela me fait frémir, mais je crois qu’il se vante.
Spinoza lui consacre une étude savante
Ornée d’un frontispice et de plusieurs tableaux ;
Pline l’a vu plonger au plus profond des flots,
Entouré de tritons et de formes mouvantes.
Son quadruple regard peut lancer des éclairs,
Chose qui terrifie les habitants de l’air ;
Malheur au passereau que cette foudre embrase.
Nous n’en ferons jamais un serviteur, c’est sûr,
Ni un fier destrier comme le fut Pégase ;
Solitaire, il parcourt les chemins de l’azur.
