
Composition de l’auteur
Venez à moi, mes souvenirs
De jadis, des vieilles années :
Comme un herbier de fleurs fanées
Qui en poussière vont finir.
Venez, ciels d’une lointaine île
Où je déambulais, pieds nus :
Ah, que sera-t-il advenu
De vos gens à l’âme subtile ?
Où sont les bras vaillants qui portent
Les barques vers le creux des flots ?
Où sont leurs jeux, où sont leurs mots,
Leur langue serait-elle morte ?
Rien ne revient, tout fait semblant ;
Ce texte se parle à lui-même
(Comme font souvent les poèmes),
Ou bien, il parle au papier blanc.
