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Piaf-Tonnerre au printemps parcourt un champ de fleurs,
Il ne se lasse point de ces belles corolles ;
Il avance au hasard et dit des choses folles,
Mais on le lui permet, vu que c’est un charmeur.
Des insectes de mai lui parvient la rumeur,
Et le vrombissement d’un bourdon qui s’envole ;
Il cesse d’énoncer de futiles paroles
Et tâche d’exercer ses talents de rimeur.
Il va près du cours d’eau, les ondines l’attendent,
Elles qui avec lui à merveille s’entendent ;
Elles posent sur lui leur doux regard d’azur.
Un peu fraîche est leur peau mais leur âme est de flamme,
Bien plus douce est leur voix que celle d’une femme ;
L’oiseau les aime, car elles ont le coeur pur.
