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Je vois un chevalier se livrer à des jeux,
C’est pour lui l’occasion de montrer sa puissance ;
Toujours la balle reste à son obéissance,
Nul prince, nul marquis ne saurait faire mieux.
On dit que de tels jeux sont le plaisir des dieux,
C’est surtout vrai, je crois, quand ils sont en vacances ;
Mais notre chevalier n’a pas moins d’élégance,
Les dames de la Cour le dévorent des yeux.
Le bon peuple aime aussi s’amuser à la balle,
C’est plus divertissant que des joutes verbales ;
Le sport, c’est du concret, mais les mots, c’est du vent.
Ainsi donc la noblesse à la plèbe s’allie,
Partageant cet esprit de sagesse et folie ;
Et c’est tant mieux pour eux, selon mon jugement.
