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L’ambitaureau, longuement mugissant,
Voit le jour fuir et le soleil descendre ;
La grande Nuit sur Terre va s’étendre,
Tout est en paix dans le jour finissant.
Le bon fermier, ses vaches bénissant,
Leur dit des mots que chacune aime entendre;
Des mots gentils, faciles à comprendre,
Pour s’adresser à leur coeur frémissant.
L’ambitaureau n’est jamais à la peine,
Quand il a soif, il boit à la fontaine ;
Trouvant ce monde un aimable séjour.
En son sommeil il rêve qu’il dévore
Le riche blé des greniers de l’Aurore :
Ce qu’il fera, d’ailleurs, peut-être un jour.
