
Photographie de Robert Doisneau
J’écoutais un air de guitare,
Réglant le son sur “pas trop fort” ;
J’échappais au monde barbare,
À la vieillesse et à la mort.
Car pour quitter ce purgatoire,
Il me suffit de quelques pas,
D’une chanson dans la nuit noire,
D’un chanteur que l’on n’oublie pas.
Il dit les drames de la rue,
Les petits bonheurs, les émois,
Son désir pour une inconnue ;
Il dit tout cela mieux que moi.
Ah ! je t’écoute, camarade
Brassens, en savourant ta voix,
Et puis je fais des sérénades,
Un petit peu moins bien que toi.





