Aigle d’Islande

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image du blog Herald Dick Magazine

Se posant sur la glace, il fera quelques pas,
Ainsi qu’un factionnaire auprès de sa guérite ;
Autant le vaste ciel le voit s’avancer vite,
Autant, marchant au sol, il ne se presse pas.

Il est fort satisfait de son récent repas ;
Le saumon, qui dedans son noble ventre habite,
Sera-t-il le héros du sonnet qu’il médite ?
Sauf qu’en menus morceaux, son bec le découpa.

Mais enfin, il se tait ; ça lui semble frivole
D’exprimer son savoir en légères paroles,
Car le sens est perdu, si les mots sont nombreux.

Le grand aigle d’argent, c’est le seigneur des plaines,
De plaisirs peu communs, son existence est pleine ;
Il chante mieux que moi, quand il est amoureux.

Cochonfucius

Oiseau châtelain

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Image du blog Herald Dick Magazine

L’aigle d’argent médite au seuil d’un château fort.
Du ciel d’azur, il voit un doux éclat descendre,
Le rêve de son âme est de flamme et de cendre,
Quelques airs de chansons lui viennent, sans effort.

Dans un profond silence, il trouve ses accords,
Il trouve quelques mots dubitatifs et tendres,
Aux horizons lointains, toujours, il croit entendre
Le neveu qui mourut en sonnant de son cor.

Au bout d’une journée, dis-moi ce qu’il en reste,
Un murmure, une plainte, une absence de geste,
Pas grand-chose, sans doute, ou alors, rien du tout.

Car cet aigle d’argent, c’est un roi sans royaume,
C’est un songe brumeux, c’est un pâle fantôme,
C’est un héros pensé par un rhapsode fou.

Cochonfucius

Le rhapsode ivre

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Toile de Ernst Ludwig Kirchner

Comme je recherchais une rime impossible,
Je ne me sentis plus guidé dans mon labeur ;
L’hommage éblouissant que j’avais eu pour cible
Se retrouvait tout nu et de pâle couleur.

J’étais insoucieux des césures épiques,
Des sonnets inspirés d’un madrigal anglais ;
Quand mon esprit cessa d’envoyer de ses piques,
Le silence m’a dit tout ce que je voulais.

Entouré des griffons farouches de la toile,
Moi, l’autre jour, plus fou qu’un sonneur d’olifant,
J’écrivis, et mes vers montaient vers les étoiles,
Quittaient le sol terrestre en Pégases piaffants,

Et j’ai chanté l’amour du monstre maritime,
De la grenouille verte au bord de son étang,
Quand d’un seul coup de foudre ils sont tous deux victimes
Et que l’amour tragique en chacun d’eux s’étend.

Je sais l’archange mou que ronge le délire,
Consommant des alcools aux ignobles parfums
Dont il croit rallumer la flamme de sa lyre
Pour chanter la douceur de son amour défunt.

Puis il déguste aussi l’absinthe d’émeraude,
Car il veut enivrer deux âmes dans son coeur
Celle de l’oiseau-mouche en pleine saison chaude,
Celle de l’ours polaire au temps du froid vainqueur.

Alors, le vieux rhapsode, ainsi doublement ivre,
Avaleur de souffrance et raconteur d’amour
Entretient de ses vers la vision d’une vouivre
Ayant au fond des eaux plus d’un secret parcours.

Il exulte du vaste et fol itinéraire,
Qui ne lui permet point d’instant inattentif,
Le soupir de la muse aux accents littéraires,
L’esprit calculatoire et le coeur inventif.

Assez ! J’ai trop rimé ! J’ai vidé tout mon rêve !
Toute rime est sans force et tout sonnet amer ;
L’encrier me demande (et la plume) une trêve,
Planons avec la mouette au-dessus de la mer !

Cochonfucius

Sagesse d’un bipède

ahd

image de l’auteur

Il lit modérément de la prose et des vers,
Il nage dans le rêve et dans l’inconnaissable;
Il peut voir l’univers au creux d’un grain de sable,
Il aime son jardin même au coeur de l’hiver.

Ce bipède n’est pas un animal pervers,
Il apprécie d’avoir un verre sur sa table ;
Il exerça, jadis, des métiers respectables,
Il fut aventureux sans craindre les revers.

Son employeur, souvent, douta de son mérite,
Mais en lui pardonnant, toujours, selon les rites;
De nobles mandarins furent ses protecteurs.

Or, le voici qui goûte un repos salutaire,
Ayant trouvé refuge au fond d’un sanctuaire,
Ce scribe sans orgueil, ce paisible lecteur.

Cochonfucius

Le blason-sonnet de Nathan R. de la 5e2

Nathan

image de l’auteur

Aimant la liberté, agressif et rebelle,
Le Griffon entraîne la Licorne mythique
Dans un combat contre le Phénix éternel
Et contre le Lion animal héraldique.

Le roi livre combat, aidé de l’immortel,
Fabuleux oiseau de feu aux dons fantastiques.
Ils se défendent sans porter de coups mortels.
Alors s’avance le Tigre aux pouvoirs magiques,

Qui, sur le champ de bataille, à chacun s’adresse:
« Griffon, l’envie prive la liberté de sens!
Licorne, garde ta douceur sans influence!

Lion, j’en appelle à ta très grande noblesse!
Phénix, des cendres naîtra l’éternelle entente!
— Tigre, remercions ta sagesse apaisante! »

Moralité (inventée) : Un discours bien placé peut éviter une guerre.

Nathan

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Parti d’or et d’argent à la croix de gueules chargée en abîme d’un tigre sautant, contourné, d’or. Le 1) à la licorne saillante, le 3) au griffon rampant, les deux d’azur et contournés. Le 2) au phénix sur son immortalité, le 4) au lion rampant, les deux de sinople.

Douceur inattendue

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Parfois, l’air semble doux dans le coeur d’un orage ;
Et cela se produit, inexplicablement,
Au plus fort du tonnerre et de son tremblement.
Ce souffle d’air léger au passant rend courage.

Parfois, le passager qui a peur d’un naufrage
Éprouve, en voyant l’eau, comme un enchantement
Et, son humeur changeant assez soudainement,
Il cesse de vouloir regagner le rivage.

L’orage et le bateau ont pour maître le vent.
La pensée suit le flot de l’esprit, s’élevant ;
Quelquefois, c’est très lent, mais d’autres fois, c’est leste.

L’homme est parfois craintif, et s’enfuit comme un daim ;
Timide certains jours, ainsi que les ondins,
Mais certains autres jours, comme une aigle céleste.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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