De sonnets merveilleux

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Toile de Théo Van Rysselberghe

De sonnets merveilleux est ce site embelli,
Que les contributeurs posent à chaque aurore ;
Sonnets et madrigaux que le public adore,
Me disait l’autre jour ma cousine Nelly.

Tel poème, en hommage à des temps abolis,
Avec des mots anciens les fait survivre encore ;
Tel autre nous fait voir le bocage et sa flore,
À l’heure où l’horizon s’illumine ou pâlit.

Poètes d’autrefois, vous êtes nos racines.
Vous éclairez nos jours d’une lueur divine,
C’est un aimable jeu que d’écrire après vous.

Ainsi porte la Toile une trace nouvelle,
Et les mots inspirés par la muse immortelle
Du lecteur d’aujourd’hui satisferont le goût.

Cochonfucius

Trois fleurs-grenouilles

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image de l’auteur

De surprenantes fleurs le marais s’embellit,
Que j’entends coasser et chanter dans l’aurore ;
Le troll en est charmé, l’ondine les adore,
Pour reines de ces eaux le peuple les élit.

Apollon les planta dans des temps abolis,
Et du haut de son ciel il les contemple encore ;
Elles sont à nos yeux les joyaux de la flore,
Le noble nénuphar devant elles pâlit.

Personne n’a compris jusqu’où vont leurs racines,
Un mystère de plus, ce sont des fleurs divines
Ayant séduit le coeur des sages et des fous.

Linné catalogua cette espèce nouvelle,
J’en vois la description dans son oeuvre immortelle ;
Je n’en suis pas surpris, car cet homme sait tout.

Cochonfucius

Saint-­Jean d’été

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Toile de Angelica Gerih

Le roi qui trop aimait son savoir sans saveur
Sourit en recevant cette carte lancée
Dans son courrier par la dame de ses pensées.
S’il ne croit mériter une telle faveur,

Il est réconforté d’une telle ferveur
Et que se continue l’histoire commencée.
Si son âme parfois est décontenancée,
Si son esprit soudain en est rendu rêveur,

Il suivra malgré tout l’aventureux chemin
Qui va de chaque jour à chaque lendemain,
Il suivra le tracé d’une absence de route,

S’arrêtant pour dormir à l’ombre d’un buisson
A l’heure où la forêt ne produit aucun son :
Mais il entend celui de son coeur en déroute.

Cochonfucius

Deux coqs d’argent

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Image d’Héraldie

Les deux grands coqs du moulin neuf,
Un peu buveurs, sans être ivrognes,
Ont dévalisé, sans vergogne,
Le caveau du meunier Leboeuf.

Goûtant le bon vin dans l’air vif,
Ils sont en pays de Cocagne ;
Ils ont pris, même, du champagne
Et le disent roboratif.

Un tonneau leur semble une nef
Qui dans un rouge océan baigne,
Mettant le cap sur la Sardaigne
Et voguant de son propre chef.

Cochonfucius

Sur la Montagne

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Je m’souviens, quand j’avais vingt ans,
Je n’vivais plus chez mes parents,
Et je buvais du bon champagne,
Sur la Montagne.

Nous étions des gens sans façons,
Douze filles, deux cents garçons,
Pour nous ça n’était pas le bagne,
Sur la Montagne.

Nous avions des brod’quins mili,
Un beau chapeau, des beaux habits
Et puis des tenues de campagne
Sur la Montagne.

À présent qu’on fait des métiers,
On fait l’rêve, chaqu’nuit, volontiers,
Qu’on r’trourne en c’pays de Cocagne,
Sur la Montagne.

Cochonfucius

Astre d’indifférence

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Image du blog Herald Dick Magazine

Le soleil dort dans les cieux comme
Un mort en son linceul,
Brave mort qui s’en va tout seul
Ainsi que tous les hommes.

Mais sommes-nous morts à ses yeux,
Nous tous dont se déploie
Chaque jour une immense joie,
Un plaisir merveilleux ?

Buvons un verre de champagne,
Chantons ces quelques vers,
Et que rien n’aille de travers
Dans nos vertes campagnes.

Cochonfucius

Loi de l’oie

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image de l’auteur

L’oie magique a pondu sans bruit
L’oeuf fécondé par un monarque,
Un jour qu’il voguait dans sa barque
Juste après la fin de la nuit.

La jeune oie, dans l’oeuf contenue,
Sire, aura-t-elle vos beaux yeux ?
Enfants des rois, enfants des dieux,
Votre nature est mal connue.

Les seigneurs sont parfois follets,
Leurs amours en sont le reflet,
Témoin Jupiter et ses brunes ;

Au ciel, un ange a chuchoté :
« Ce qui commence d’exister,
C’est plus beau qu’un enfant de lune. »

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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