
image de l’auteur
L’arbre dit « Je suis innocent,
Je ne fus jamais menaçant ;
Pourtant je vois que le fils d’Eve
Près de moi versera le sang ».
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

image de l’auteur
L’arbre dit « Je suis innocent,
Je ne fus jamais menaçant ;
Pourtant je vois que le fils d’Eve
Près de moi versera le sang ».

Composition de l’auteur
— Poisson, vois-tu la rivière ?
— Mais non, je ne la vois guère,
Et toi, peux-tu voir le vent ?
Peut-être pas très souvent.
— Et le coeur de ton amante,
Poisson, entends-tu s’il chante ?
— Cela dépend du courant ;
Car c’est un coeur murmurant.
— Poisson, sans mains, comment est-ce,
Les échanges de caresses ?
— Ah ! c’est d’autant plus subtil :
Un humain, qu’en saurait-il ?

Quand Saint Renard de Montmartre vient,
Il porte sa tête en ses mains.
Le zèbre était sur le créneau,
Et tous les autres animaux.
Renard, Renard, réjouis-toi,
On t’a fait faire une tête en bois.
D’une tête en bois, d’une tête en cuir,
Je ne saurais me réjouir.
Ma tête sera d’air et de vent,
La cervelle un nuage blanc,
Pour bras, les arbres des forêts,
Et de pieds, je m’en passerai.
Quand Roland s’y promènera,
Cette forêt lui parlera,
Et quand il sera dans la nuit,
Je divertirai son esprit.
Dites-moi, Renard mon ami,
Ce qui vous fait délirer ainsi.
C’est un nid d’oiseau parano
Qui met le trouble en mon cerveau.
Dites-moi, Renard mon ami,
Pourquoi Roland délire aussi.
Du nid d’oiseau il est épris,
Qui sait comment ça va finir !

image de l’auteur
— Homme décapité, comment est ton sommeil ?
— Ah ! c’est, plus que le mien, celui du sang vermeil;
De paupières n’ai plus, de sourcils, ni d’arcades ;
Toujours coule mon fluide, ainsi qu’une cascade.
— Homme décapité, peux-tu sentir les fleurs ?
— Même pas, je ne peux deviner leur couleur,
Mais j’aime, encore un peu, le contact d’une femme,
Non point pour sa chaleur, plutôt pour sa belle âme.
— Homme décapité, que fais-tu de tes bras ?
— Que répondre ? Ils sont là, laissés dans l’embarras,
Disant qu’heureusement leur histoire s’achève,
Comme meurt l’univers, comme finit un rêve.

image de l’auteur
Le cou tranché, sa tête n’est pas morte,
Car je l’entends qui parle toujours bien ;
Donc, pas question de la jeter aux chiens,
Le saint s’en va, sur la route il la porte.
Ne croyez pas que ça le réconforte,
De son orgueil il ne lui reste rien ;
Il va mourir, mais sa foi le soutient,
Qui rend son âme et sa tête plus fortes.
Quel grand tombeau pourra-t-il obtenir ?
En nos lieux saints, quel est son avenir ?
Son coeur a-t-il de ses bourreaux pitié ?
Au chef tranché viennent des souvenances,
Ce sont les mots d’une chanson de France ;
Ce sont des mots d’amour et d’amitié.

Toile anonyme
Diogène de sa lampe éclairait en plein jour
Les citoyens surpris de ce coup de folie.
« Quelle illumination est donc la tienne, pour
Que de nuit et jour soit différence abolie ? »
Ma nature est bouddhique, a répondu le maître,
Je suis illuminé dans tout mon intérieur,
Votre esprit est obscur, si je puis me permettre,
Et vous vous complaisez dans un sort inférieur.
Quand je serai très vieux, j’écouterai les femmes,
Et je les écoutais quand j’étais un marmot.
Je ne connais que trop la douceur de leur âme ;
Et que leur coeur peut fondre à la chaleur d’un mot.
Le serpent, comme moi, n’est pas trop féministe.
Je ne suis, comme lui, un manipulateur,
Je sais que trop aimer une femme rend triste,
Et qu’aucun bien ne vient à un admirateur.
(C’est Diogène qui parle, et pas Cochonfucius.
Diogène se servait plutôt de sa main gauche
Que d’un corps féminin pour polir son phallus,
Car cela lui semblait une moindre débauche.
Je ne prends pas toujours Diogène pour mentor,
J’aime que mes leçons me viennent d’une muse ;
Et sans aller jusqu’à Diogène donner tort,
Je diffère de lui quand de mon sexe j’use).
* * * * *

Toile d’Eustache Le Sueur
La première inspira des vers et de la prose
Comme j’en écrivais quand j’avais dix-sept ans ;
Une autre m’emmena dans les bois envoûtants
Qui jadis s’étendaient au nord-est de Formose.
Puis une autre m’offrit quelques nuits parisiennes ;
Quelques lettres aussi, sur du beau papier bleu.
Et puis… Que puis-je dire, à présent, je suis vieux,
Pourquoi de ces douceurs faut-il qu’il me souvienne ?
Hélas ! J’ai même appris (un jour d’anniversaire)
Qu’une charmante amie d’antan ne vivait plus ;
Ne restent que les mots, combien de fois relus,
Des lettres que je range au bas d’une étagère.

Composition de l’auteur
La première admire une branche
Qui verdira jusqu’en été ;
Le buisson vers elle se penche,
Par son charme il est enchanté.
La deuxième explore un grand songe
Qui se déroule, lentement,
Dans un silence qui s’allonge
Comme le discours d’un amant.
La troisième est un peu farouche ;
Elle se souvient d’un ami.
On pourrait lire sur sa bouche
Le nom que l’amour y a mis.

J’aspire à la célébrité,
Mais évitez de l’ébruiter ;
Du courroux de mon catéchète,
Je ne me sens pas abritée.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.