
Pierrette en Héraldie
Papillons d’été
Autour du moulin des songes,
Presque indénombrables.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Pierrette en Héraldie
Papillons d’été
Autour du moulin des songes,
Presque indénombrables.

Entrer une légende
Tu parles d’un catéchumène…,
C’est plutôt un énergumène !
Je crains que son goût pour le mal,
À l’enfer éternel, le mène.

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Trouvés gravés sur un dolmen,
Ces vers sont d’une main humaine ;
Leur format hexadécimal
Font d’eux un rare spécimen.

image de l’auteur
Un lézard ventru se promène ;
Par ma barbe, quel phénomène !
C’est probablement l’animal
Le plus tordu de mon domaine.*
Non mais! voyez l’énergumène!
Mais quel est donc ce spécimen?
Son aspect n’a rien de normal
Est-ce parce qu’il se surmène?
Pierrette

image de l’auteur
Un lézard ventru se promène ;
Par ma barbe, quel phénomène !
C’est probablement l’animal
Le plus tordu de mon domaine.*

Robert saute les frontières,
Il chante quand vient le soir ;
Accroché à la portière,
Il agite son mouchoir.
Il fait du feu sous les arbres
Pour réchauffer les amants,
Pour qu’ils ne restent de marbre :
Il les préfère déments.
Et pour rejoindre Florence
Il prendra tous les chemins,
Il ne craint point la souffrance
Ni de se meurtrir les mains.
Il va, sous un ciel opaque,
Il fait sa route aujourd’hui
Comme un marcheur de Saint-Jacques
Devant qui l’horizon fuit.
Il la chante à pleine gorge,
Sa jolie chanson d’amour,
Les motifs que son coeur forge
Et déforme tour à tour.
Il s’adresse aux anonymes,
Les entraînant, corps et biens,
Au vagabondage ultime
Des prophètes et des chiens.
Robert, ton renom se dresse
Tel la flamme d’un grand feu !
Tu mets fin à la détresse
Des laboureurs et des boeufs.
Tu éclaires de ton rire
La forêt aux cent parfums ;
Ta silhouette se mire
Au long des canaux défunts.
Tu as trois cents amoureuses
Qui la nuit rêvent de toi ;
Mais c’est ta muse égareuse
Qui peut te dicter sa loi.
Tu longes les précipices
En allant voir tes amis ;
Ton poème d’aujourd’hui
Est comme un feu d’artifice.
Oublie les critiques vaines,
Donne-nous de beaux écrits ;
Tu ne perdras point ta peine,
Tu ne perdras point ton cri.
Robert, héros de la langue,
Nous partageons ton festin,
Nous oublions notre cangue,
Nous butinons ton butin.
La poésie et l’ivresse,
Les livres et les bouteilles :
Pas besoin d’autres maîtresses,
Pas besoin d’autres merveilles.

Assemblage de l’auteur
Le dimanche matin, près des boutiques closes,
Ou le long d’un grand parc où s’ouvrent mille roses,
Ou dans la fraîche impasse ombragée de tilleuls,
Je vais droit devant moi, comme un paisible aïeul.
Désert, le cimetière aux innombrables tombes,
Pas même le corbeau ni la blanche colombe
N’y sont présents ce jour. Las de me promener,
Je m’assois au fond d’un jardin abandonné,
Et ces quelques quatrains paisiblement se forgent
Dans un grand carnet noir que j’ai toujours sur moi ;
J’écris ce texte au son des cloches du beffroi,
Sous l’oeil indifférent d’un jeune rouge-gorge.
Mais je n’aligne point les rimes par milliers :
Ils offrent l’apéro, mes voisins de palier.

Toile de Watteau
Printemps dont l’an dernier se réchauffait mon âme,
Tu es froid cette année, je le dis et proclame !
Je te connus, brillant et joyeux dans les coins
Où j’allais caresser les belles, faisant foin
De raison, de décence ainsi que de mesure.
L’herbe jeune était tiède au gré de nos désirs ;
Le soleil lui donnait un éclat de saphir
Et le vent dans les bois répandait son murmure.
Le ciel de cette année me semble un ciel d’hiver,
Les sentiers, des torrents aux trop boueuses rives ;
De rustiques amours, c’est ainsi qu’on se prive,
L’herbage est trop mouillé, même s’il est bien vert.
Allons donc nous chauffer au bon feu de la forge ;
Buvons une infusion contre le mal de gorge.

Composition de Sheryl Luxenburg
Le barde se tient dans l’ombre ;
Du village lui parvient
La rumeur des gens sans nombre,
Et des grondements de chiens.
Dans une ferme on égorge
Un cochon presque un peu vieux ;
Au loin retentit la forge
Et la cloche appelle Dieu.
C’est la vie, il faut la prendre
Telle que nous la ferons ;
Puis nous deviendrons des cendres
Et les gens nous oublieront.

image de l’auteur
Ce poisson n’est pas rouge, il n’est pas non plus rose,
Il est d’un joli vert, sauf s’il est amoureux ;
Car quand ça lui arrive, il devient plutôt bleu,
Je n’ai jamais compris quelle en était la cause.
Il n’écrit pas de vers, mais pas non plus de prose,
Sa plume ne saurait choisir entre les deux ;
Il énonce parfois des propos hasardeux,
Mais c’est très anodin, nul ne s’en indispose.
Il aime l’eau de mer, et d’ailleurs, il en boit,
Un jour il prit du vin, ce fut une aventure,
Ce n’était pas vraiment conforme à sa nature.
Souvent, sur une épave, il prélève du bois
Pour orner le logis dans lequel il s’abrite,
Mais par aucun auteur n’est sa maison décrite.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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