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Feuilles tombant d’un arbre, Artémis les bénit,
Le soleil automnal de rouge les allume ;
Elles planent dans l’air, légères comme plumes,
Ensuite leur destin n’est pas bien défini.
Regarde-les, ce sont des êtres démunis
Que tu ne verras point sombrer dans l’amertume ;
La froidure viendra, la grisaille et la brume,
La saison délétère où l’air se rembrunit.
Qui lira dans l’esprit de la feuille qui traîne,
Ou dans ce coeur qui rêve aux époques lointaines ?
Peut-être, dans son champ, le vieil épouvantail.
J’entends des mots chantés dans leur langage d’ombre,
Des images sans forme et des rimes sans nombre,
Textes sans intention, phrases pour éventail.
