
image de l’auteur
Ce bouc s’en va, planant juste au ras de la flore
Et se montre ravi de ces belles couleurs ;
Il monte, il redescend, puis il remonte encore,
Toujours admiratif à la vue de ces fleurs.
Pour agir de la sorte il se lève à l’aurore,
Quand sont les vastes cieux d’une belle pâleur ;
Plus tard, sous le soleil, tout s’avive et se dore,
Beaucoup de malheureux en oublient leur douleur.
Ce charmant animal semble vêtu de soie,
On l’entend souvent rire, il fait tout sans effort ;
À plus d’une chevrette il procure la joie.
Cette soif de plaisir qui dévore son corps,
Par quel enchantement peut-elle être assouvie ?
De fait, peu lui importe, il aime cette vie.
