
image de l’auteur
Le capitaine est pauvre et n’est pas malheureux,
Jamais il ne craignit la sirène enragée ;
En étrange voyage est sa vie engagée,
La barre, il la maintient de son bras vigoureux.
De la mer et du ciel son coeur est amoureux,
Sa nef est élégante et n’est pas trop chargée ;
Son âme en des calculs est bien souvent plongée,
Que lui ont enseignés ses maîtres rigoureux.
Vu de loin, le vaisseau semble une barque vide,
Un pauvre esquif perdu dans un courant perfide ;
Cependant, ce n’est point une épave en détresse.
Il est reconnaissant à son robuste corps,
Même s’il sait qu’un jour il trouvera la mort ;
En attendant, sa nef est sa seule maîtresse.
