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Un ermite vit là, presque sans voisinage,
Lui qui ne lit jamais le journal du matin ;
D’avoir été plus jeune, il n’en est pas certain,
Ni d’avoir hérité d’un quelconque apanage.
La force qui lui reste, il faut qu’il la ménage,
Il ne voyage plus vers des lieux très lointains ;
Il ne fréquente plus le métropolitain
Dont en lui, cependant, des souvenirs surnagent.
Le siècle a son déclin, la vie a son hiver,
Les humains ne sont point des arbres toujours verts ;
Comme l’eau d’un torrent, nous sommes de passage.
Vous ne trouverez pas de regrets dans ce chant,
Car de les cultiver, ce n’est pas mon penchant ;
Ne croyez pas non plus y trouver un message.
