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J’écoute les batteurs et je me sens renaître,
J’aperçois le jardin que le prêtre évoquait ;
Même, je vois Lilith qui d’Adam se moquait,
La fille de la nuit, vestale sans ancêtres.
La musique a raison, l’orchestre n’est pas traître,
Grâce à des musiciens qui ne sont pas mauvais.;
Souvent, les entendant, un démon se sauvait,
Que vers son inframonde on voyait disparaître.
Le volume du son, loin de nous irriter,
De ce monde indigent revêt la nudité ;
Il ouvre du jardin le beau portail de nacre.
Un vieux rhapsode frappe un instrument d’acier,
Lui qui jadis rythma la musique du sacre ;
Sa merveilleuse ardeur ferait fondre un glacier.
