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Pour offrir un beau rêve à l’ermite endormi,
La lyre de sinople a des sons efficaces ;
Il lui suffit souvent d’un petit air fugace
Pour apaiser d’un coup le blessé qui gémit.
Le moustique pervers, du sommeil ennemi,
Cesse de voleter, car ses ailes sont lasses ;
Le sombre cauchemar, qui parfois nous tracasse,
Ne tourmentera plus notre âme qui frémit.
Par les beaux soirs d’automne, en rêve je l’écoute
Et je me sens pousser des ailes de géant ;
Je pense m’approcher de la céleste voûte.
Mon coeur sans ralentir traverse l’Océan,
Un Bouddha m’accompagne au Pays du Néant ;
La lyre me conduit sur la cosmique route.
