Sur le site du camp, en haut de la colline,
On entend à nouveau gazouiller les oiseaux,
Tandis que, silencieux, des visiteurs s’inclinent
En hommage aux martyrs des fascistes réseaux.
Les déportés étaient fins comme des roseaux,
Mais œuvraient en usine ou dans l’ouverte mine,
Rares ceux qui ont fait, en ce lieu, de vieux os,
La faute aux maladies, aux coups, à la famine.
À quatre heures et le soir, ils étaient dans la cour,
L’appel était sans fin, beaucoup mourraient en cours,
On tuait sur le champ qui montrait sa faiblesse.
Les nazis n’avaient pas de morale noblesse,
Que pour leurs bas instincts, ces humains n’eurent d’yeux,
Au lieu d’y résister, c’est ce souhaite Dieu.


Une réflexion sur « À Buchenwald »