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Jamais il ne sourit, qui sait ce que ça cache,
Une absence de coeur, une froideur du sang ?
Ce n’est pas un poulet, car c’est un coq puissant,
Mirabelle l’a dit, c’est une sainte vache.
Si à plus d’une poule au printemps il s’attache,
Son désir se retrouve, en été, décroissant ;
Mais il aime accueillir des poussins ravissants,
Il s’amuse avec eux, jouant à cache-cache.
En ce poulailler sont des habitants heureux,
Des poulettes je vois les regards amoureux,
Jamais ne vient ici le goupil diabolique.
Ce coq aime citer des vers d’Albert Samain
Ou des textes sacrés, qu’on dit apostoliques,
Lui qui jamais n’aura souci du lendemain.
