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Au coeur du terrain vague est une fleur très pure
Qui veille chaque nuit sur l’herbage qui dort ;
Elle aime méditer dans les heures obscures,
Il lui plaît de rêver, aussi, au soleil d’or.
Elle a toujours mené sa vie sans aventures,
Pas de voyage en mer, pas de chasse au trésor ;
Mais elle entend souvent courir des créatures
Que le chasseur poursuit en sonnant de son cor.
Quand l’automne survient, ses voisines se fanent,
Que recueillent parfois les korrigans qui glanent ;
Ils marchent lentement sous le ciel qui pâlit.
Elle écoute les mots du prince et de sa rose,
Ainsi que du serpent qui jamais ne faiblit ;
Jamais on n’entendit plus savoureuse prose.
