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Dans sa douce fourrure, il ne craint pas l’hiver,
Ses muscles sont d’acier, son coeur est une flamme ;
Si, dans cette forêt, s’aventure une dame,
Je le vois s’avancer vers elle, à découvert.
Il aime réciter des poèmes divers,
De modestes sonnets qui ont nourri son âme ;
Il y voit du bonheur, et quelquefois, des drames,
Il dit qu’un tel recueil est un vaste univers.
Le bûcheron l’invite en sa maison de planches,
Et c’est avec plaisir qu’il descend de sa branche ;
Pour lui, chaque saison est un nouveau printemps.
S’il se promène auprès de l’étang miroitant,
Il suit des alevins le parcours hésitant ;
Pour tous ces animaux, c’est chaque jour dimanche.
