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L’hirondelle est aimée pour sa fidélité,
Peut-être s’agit-il d’une simple croyance ;
Souvent l’amour échappe à notre clairvoyance,
Il nous faut naviguer sans visibilité.
S’aimer dans la lumière ou dans l’obscurité,
C’est souvent renoncer à toute récompense ;
Nous qui savons que l’homme est un roseau qui pense,
Nous le voyons trembler face à la vérité.
L’oiseau n’est point partant pour nous servir de maître,
Il ne veut rien transmettre, il se contente d’être ;
Pourtant, c’est un modèle, un exemple vivant.
Ami, ne crains pas d’être un rêveur inutile,
Ces instants amoureux, ne les crois pas futiles,
Même si, pour finir, les emporte le vent.

Une réflexion sur « Traverser les saisons »