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Sur le grand crocodile une église est greffée,
Où sonne un carillon lorsque le soir descend ;
Ce tintement sacré, dans l’air retentissant,
Fait pour quelques instants disparaître Morphée.
L’allure est soutenue, le reptile est puissant,
Lui qui jadis dansa sur les accents d’Orphée ;
De son chef, Héraclès voulut faire un trophée,
Or il sut échapper à ses coups menaçants.
De ce temple arborant des colonnes splendides,
Je vois que bien souvent les salles restent vides ;
Mais quelques vagabonds y vont boire en hiver.
Plus que tous les démons, ce crocodile est fort,
Pour franchir un obstacle il saute sans effort ;
Il aime, au long des jours, découvrir l’univers.
