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Je parcours les grands bois quand je n’ai pas sommeil,
Je peux y rencontrer quelques démons farouches ;
J’entre dans les sentiers qui sur rien ne débouchent,
J’y vois danser parfois la fée aux yeux vermeils.
Dans cette obscurité, mon âme est en éveil,
Aucun souffle violent ne passe par ma bouche ;
La magicienne dit quelques mots qui me touchent,
Mais elle doit se taire au retour du soleil.
Quand la bise du Nord apporte la froidure,
Un ermite me prête un vêtement de bure,
Geste que j’apprécie à sa juste valeur.
Elles ne sont plus là, mes folles amoureuses,
Sans lesquelles ma vie est moins aventureuse ;
Cependant, je conserve un peu de leur chaleur.
