Mon maître Robert

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De ton ivresse je fus ivre,
De tes rêves cauchemardé ;
Si je me plonge dans tes livres,
Au miroir je crois regarder.

Robert, maître des hommes libres,
Seigneur des bagnards évadés,
Nous te devons notre équilibre,
Et ce don de baguenauder !

Tu n’as point gagné de fortune
En ce monde où tu galérais ;
Tel n’étaient pas tes intérêts.

C’est notre richesse commune,
Et c’est notre commun trésor :
Deux ou trois mots qui sonnent fort.

Cochonfucius

liv-bp

Vieillard casanier

bouq

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Il est de la douceur à vivre
Sans recevoir par trop souvent,
Car de la sorte, on se délivre
Des importuns brasseurs de vent.

Mais parmi eux sont des savants
Et de fins connaisseurs de livres
Que même on peut voir écrivant
(C’est quand ils ne sont point trop ivres) ;

Vos livres iront sur ma table,
Et, s’ils s’avèrent délectables,
Vous en aurez un grand merci ;

S’ils ne le sont, c’est peu d’affaire,
À rire me seront matière
Et la chose me plaît aussi.

Cochonfucius

liv-bp

Quelques vieux bouquins au fond d’un grenier

le_bibliophile

Photographie de Doisneau

Au poussiéreux grenier, ce soir, je suis monté,
Cela fait sursauter une araignée rêveuse…
Ah ! Tant de vieux cartons de lettres d’amoureuses,
Je ne méritais pas tous ces flots de bonté.

Au grenier silencieux, le temps s’est arrêté.
J’ai ressenti en moi cette douleur charmeuse.
Même si la torpeur du lieu est endormeuse,
Il s’en exhale aussi comme un parfum d’été.

Ainsi que l’eau sur moi glissent les ans qui passent,
Je fais la même chose, et jamais ne m’en lasse :
On aime reproduire un geste familier.

L’harmonie, je n’y puis parvenir en ce monde,
Car j’en suis détourné, seconde après seconde,
Par mes livres offrant leurs pages, par milliers.

Cochonfucius

liv-bp

Prière de la sirène

isnimage de l’auteur

Quelques mots en l’honneur des matelots défunts,
Le cachalot m’écoute ainsi que la murène ;
Femme du charpentier, toi la plus douce reine,
Plonge-les dans un rêve aux savoureux parfums.

Ils ne reverront plus les flots ni les embruns,
Mais au dernier instant leur âme fut sereine ;
Eux qui rêvaient d’entendre une voix de sirène,
Ils ont vu dans le vent danser mes cheveux bruns.

Le roi regrettera cette vaillante flotte,
Un grand tourment tiendra son vieux coeur en éveil ;
Alors il videra sa coupe de vermeil.

Malheur à qui choisit Neptune pour pilote,
Le rhapsode nous dit que c’est un dieu retors ;
L’aiguille magnétique est un meilleur mentor.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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