Storni voit un phare

phare-hibou

Composition de l’auteur

Le ciel, un globe de noirceur ;
La mer, du noir sans épaisseur.

Le phare s’adresse à la terre
Avec son éventail solaire.

Lui qui sans cesse tourne et luit,
Qui cherche-t-il en cette nuit ?

Veut-il, en ma poitrine frêle,
Voir mon coeur, cette chair mortelle ?

Regarde donc ce noir rocher
Auquel il se tient accroché :

Un corbeau toujours le picore,
Je ne crois pas qu’il saigne encore.

Cochonfucius

Himalaya

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Si haut que l’on n’y voit le cèdre ni le pin,
J’ai voulu déposer mes possessions ténues ;
Aucune empreinte au sol, sauf si quelques lapins
Sur la neige ont laissé quelques traces menues.

Quatre livres, dont l’un est écrit en latin ;
Quatre muses du ciel un instant descendues ;
Le chaos de rochers traversé de lutins
Qu’on entend fredonner des chansons biscornues.

C’est ici qu’il fait bon s’asseoir au coin du feu,
À l’heure où sur l’écrit le coeur somnole un peu,
Formant, sans le savoir, des notions ineffables.

Pourquoi m’être établi dans ces lieux élevés ?
Les nuages toujours m’ont enseigné des fables :
C’est leur proximité que je veux cultiver.

Cochonfucius

La conscience d’une huître

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Toile de Michael Steiner

Au long du jour, mon esprit se repose,
Rêvant qu’il dort, sur du sable vermeil,
Mais d’un sommeil qui dépasse l’éveil :
Je suis heureux de ma métamorphose.

Larve nageuse un beau matin se pose
Sur un rocher, assez loin du soleil,
Sans plus marcher, n’ayant pied ni orteil.
Cet animal devient comme une chose.

Or, j’aime avoir la sagesse d’une huître :
Car l’escargot, progressant sur la vitre
Et qui se croit explorateur du ciel

N’atteindra pas cette inertie divine.
Vivre immobile, au gré des eaux marines,
C’est préserver ce qui est essentiel.

Cochonfucius

En réponse à « Sagesse du maître Cattaneo »

isbdpie

image de l’auteur

Ce prodigieux quinquagénaire
Sait divertir ses congénères,
Je me délecte de ses oeuvres
Et du plaisir qu’elles génèrent.*

C’est ce que dit la tégénaire,
Cet insecte qui régénère
Le plus insignifiant hors-d’oeuvre,
Pour elle rien ne dégénère.

Pierrette

*Cochonfucius

Maison de sinople

isbe

image de l’auteur

Ici vécut jadis la muse polyandre,
Elle qui toujours prit ce qu’elle a désiré :
Cette maison se dresse en un lieu retiré
Arborant de vieux murs peints d’une couleur tendre.

Qui pourrait aujourd’hui de l’absente s’éprendre ?
Qui pourrait pour ses yeux disparus soupirer ?
Un poète sans doute ainsi peut délirer,
C’est principalement ce qu’il sait entreprendre.

Je connais des témoins de ces années heureuses,
Qui ne se lassent point de me les raconter,
Un parfum nostalgique à ces instants s’élève.

Muse, de qui es-tu maintenant l’amoureuse ?
Je sais bien qu’il en est selon ta volonté,
Libre dans l’existence ainsi que dans tes rêves.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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