Le blason-sonnet de Hugo J. de la 5e3

Hugo J

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Mort définitive

On est resté là, sur le grand champ, tous battus,
Bouleversés. On s’en remet… elle est gravée
Cette bataille, ce combat pour rien qui tue…
Et tous sont touchés, malgré leur  force aiguisée.

On a résisté, on s’est battu, mais déçus,
On a perdu des soldats, ils en ont gagné…
Du sang,  l’épée, des chevaux tués, tous déçus…
sur une pauvre guerre on s’est tous réveillés.

On a vu les morts, le carnage,  les abus.
Lances, épées et boucliers nous ont protégés
Mais tous touchés, tous concernés, ils nous ont eus.

Nous étions cachés, mais on n’a pas résisté
Car ils avaient tout ce qu’il leur fallait, pas nous!
De leur tactique, ils nous ont asséné un coup.

Hugo

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Écartelé d’azur et de sinople, une croix d’or brochant sur la partition, chargée d’une épée renversée posée en pal, de sable, garnie d’argent.

Trois taureaux justiciers

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Le taureau de pourpre s’enflamme
Dans le plus redoutable feu,
Cela lui importe assez peu :
Il n’a pas bien chaud, quand il crame.

Le taureau d’argent aux yeux clairs,
Règne sur la terre embrumée ;
Il a trois vaches bien-aimées
Qu’il honore, été comme hiver.

Mais le taureau d’or, sous son charme
Tient le ciel en toutes saisons ;
Il ne permet ni trahison,
Ni les combats, même sans armes.

Cochonfucius

Le goût de la cervoise

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Je suis un aliment fait des meilleures plantes,
Je t’ai désaltéré, moine vêtu de blanc ;
Cela ne te valut aucun effet troublant,
Tout au plus ta prière en devint nonchalante.

Ne va point m’adoucir par du sirop de menthe,
Car cela ne convient qu’aux rêveurs indolents ;
Pas besoin d’essuyer le comptoir ruisselant,
Continue à verser, tavernière charmante.

Ici nous cultivons la sagesse profonde,
Ici nous répandons la parole féconde ;
Un ange du Seigneur ne pourrait faire mieux.

Quand la muse sera par la bière assouvie,
Quand nous l’écouterons nous raconter sa vie,
Nous aurons une idée de la grandeur de Dieu.

Cochonfucius

Le blason-sonnet d’Oscar J. de la 5e3

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Rois et Empereurs, Ducs, Marquis, Comtes et Vicomtes,
Les preux chevaliers régnaient, on le raconte,
Sur le vieux monde. Ils quittèrent le château,
Ils partirent au combat, couverts de leur manteau,

Vaincre l’ennemi, terreur des laissés-pour-compte.
Parés de leur lance et de leur armure, ils comptent
Bien affronter, par tous les temps, les vils brutaux
Qui raillent  les droits les plus  fondamentaux.

Sous le tonnerre, la bataille commença.
L’eau et la terre étaient comme du rouge sang,
Quel spectacle désolant, ces affrontements!

Ils rentrèrent au château en portant leur écu
Fièrement, leur Seigneur attendait, invaincu.
Les apercevant, le pont-levis il abaissa.

Oscar

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D’or à sept pals de sable, aux deux épées d’azur et d’argent,  de gueules et d’argent aussi, posées en sautoir, de l’un en l’autre.

Cheval qui plane

Toile de Josephine Wall

Pégase, toujours jeune, aime encore voler
Et plonger vers le sol près des volcans qui fument.
La brise boréale ébouriffe ses plumes ;
Il contemple d’en haut les jardins bariolés.

Il traverse les mers tout droit, sans s’affoler ;
Il conserve son cap au milieu de la brume.
Tout au long d’une nuit son ardeur se consume ,
Puis un nouveau soleil s’en vient l’auréoler.

Pégase, emporte-nous vers la lointaine étoile
Que les gens de Bayeux ont brodée sur leur toile
En un trait aussi fin que celui d’un pinceau !

Nous danserons au ciel (ou ce seront nos ombres)
Comme, dans un jardin, d’aimables jouvenceaux ;
Plus rien dans notre coeur ne se montrera sombre.

Cochonfucius

Cheval qui songe

Image du blog Herald Dick Magazine

C’est un petit cheval, à la crinière d’or ;
Il emprunte souvent les allées transversales,
Trottant discrètement, marchant par intervalles,
Entendant des oiseaux les rustiques accords.

Nul pesant cavalier ne le tient par le mors ;
Il avance tout seul, par les routes banales,
Il a l’air bien songeur, au seuil des aubes pâles,
Et cependant, jamais il ne songe à la mort.

Il en a fait pourtant, des rêves de folie,
D’un surprenant voyage et d’une étrange vie,
D’un monde à la dérive, et d’un univers flou.

C’est parce qu’il vit là, dans les bois, loin des foules,
Instruit par le discours du ruisseau qui s’écoule
Et semble raconter des histoires de fou.

Cochonfucius

Ville-monde

image de l’auteur

La ville brille dans le soir
Au moment de mon arrivée !
Au Bar des Sports je vais m’asseoir ;
La ville n’est pas achevée.

L’urbaniste ? Il n’est pas très bon,
Mais nous n’osons pas le lui dire :
C’est un artiste de renom,
Et j’y pense avec le sourire.

Je bois, sans vouloir m’en aller,
De bouger, je n’ai pas envie.
La serveuse vient me parler,
Mon âme en est toute ravie.

Cochonfucius

Le blason-sonnet de Maëlle H. de la 5e3

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Bête extraordinaire: superbe cheval!
Un amour infini qui fait parfois si mal.
l’émail rappelle les mers chaudes: bleu azur.
Il se croit parfois tout permis, ce cheval pur.

Bête à quatre pattes, aux tailles si différentes,
Aux robes magnifiques presque étincelantes.
Il peut s’entêter et croiser les quatre fers,
Là, on ne voit plus un cheval mais l’enfer.

La teinte qu’on dit noble comme l’or: l’argent,
Sur ce métal  argenté:  ce cheval cabré
Surgit, signe de liberté et de courage.

Vois comme il est attentif même après l’orage
Car dans la nature il peut toujours galoper,
Intrépide certes mais tout aussi patient.

Maëlle

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Coupé d’azur et d’argent, le 1 au signe infini du même, le 2 au cœur de gueules à dextre, au cheval cabré de sable à senestre.

Le blason-sonnet de Maya G. de la 5e3

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Je le voyais au loin galoper dans le vent,
Il était sauvage sans aucune contrainte.
Sur les chemins je cherchais même ses empreintes,
Sa liberté le rendait tellement vivant.

Il allait voir ses congénères en trottant
Et tous les jours, il se creusait des labyrinthes.
Il parcourait les champs et les vergers sans crainte.
Tous les matins il s’étirait en se levant,

Sa robe azur  était d’une extrême beauté.
On ne voyait que sa liste blanche, la nuit.
J’aimais surtout sa crinière au si beau reflet.

Il passait ses journées à manger de l’épeautre,
J’observais toujours ses balzanes à minuit.
Ce cheval n’était pas du tout comme les autres.

Maya

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D’or à la fasce de gueules au cheval cabré, contourné, d’azur

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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