
Composition de l’auteur
Comètes vont le ciel de gueules allumant,
Suivant un long trajet qui presque s’éternise ;
D’un monstre du cosmos elles se trouvent prises,
Comme on en imagine, au Jour du Jugement.
L’abeille du destin voit ça sereinement,
Elle apprécie ce monstre et bien le favorise ;
Heureuse du succès de sa grande entreprise,
Elle note en son coeur ce grand événement.
Tout rempli, à présent, d’une énergie nouvelle,
L’animal fabuleux va rencontrer sa belle ;
Quels rejetons seront issus de leurs amours ?
Or, moi, qui ne suis pas un mangeur de comètes,
Je demeure en repos sur mon humble planète,
Me nourrissant de plats qui sont beaucoup moins lourds.
