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Je suis un aliment fait des meilleures plantes,
Je t’ai désaltéré, moine vêtu de blanc ;
Cela ne te valut aucun effet troublant,
Tout au plus ta prière en devint nonchalante.
Ne va point m’adoucir par du sirop de menthe,
Car cela ne convient qu’aux rêveurs indolents ;
Pas besoin d’essuyer le comptoir ruisselant,
Continue à verser, tavernière charmante.
Ici nous cultivons la sagesse profonde,
Ici nous répandons la parole féconde ;
Un ange du Seigneur ne pourrait faire mieux.
Quand la muse sera par la bière assouvie,
Quand nous l’écouterons nous raconter sa vie,
Nous aurons une idée de la grandeur de Dieu.
