Fleurs estivales

Composition de l’auteur

Une anémone éclôt dans la saison obscure,
Notre petit jardin, par là, se transfigure ;
Un bel iris se forme au coeur d’un vieux miroir,
L’ombre se rafraîchit, quand s’approche le soir.

L’anémone amplifie la tardive lumière,
Comme une fleur sylvestre, au coeur d’une clairière ;
Mais j’aime encore mieux l’éclat du frais iris
Qui semble fredonner la chanson d’Osiris.

Des armes, des chevaux font blasons de valeurs ;
Mais, combien plus charmants, ceux qui portent des fleurs !

Cochonfucius

Fleurs du roi

Image du blog Herald Dick Magazine

Nous contemplons les fleurs royales
Dans cette douceur automnale ;
Le long blason prend les couleurs
De cette profusion de fleurs.

La reine, en solides chaussures,
Vient ramasser les pommes mûres ;
De ce verger sombre, on dirait
Que c’est un arpent de forêt.

Un petit page suit de près
La reine aux champêtres apprêts ;
Marchant sur quelques feuilles mortes,
Le sac de fruits, pour elle, il porte.

Cochonfucius

Le blason-sonnet de Suzanne C. de la 5e3.

image de l’auteur

Les premières lueurs du soleil caressaient
Doucement les rouges pétales de la rose,
Droite, dominante et fière dans sa pose,
Surplombant le jardin et les mille bleuets.

Les regardant de haut, la belle se moquait
De ces petites fleurs que le vent indispose.
Elle n’imaginait pas que la princesse ose
Le geste si impensable: elle la taillait!

En  vase, la rose se fanait doucement,
Posée sur la table de la salle à manger,
Petit à petit, chaque jour tranquillement.

Dehors, les mignons petits bleuets s’amusaient,
De sa fenêtre la princesse regardait
Ce grand champ de fleurs bleues, tous les ans, bourgeonner.

Suzanne

______

De sinople au franc quartier d’or chargé d’un bleuet d’azur tigé et feuillé du champ.

En réponse à « Clé de Romulus et clé de Rémus »

otuvpie

image de l’auteur

De sa main Romulus caresse
La clé d’une vraie forteresse ;
Rémus de sa clé peut ouvrir
La chambre d’une enchanteresse.*

Tous les deux sont pleins de tendresse,
Même avec la vieille ogresse
Qui a aidé à découvrir
Le secret de la vengeresse.

Pierrette

*Cochonfucius

Ailes déventées

image de l’auteur

Moulin démesuré, voilure colossale,
Mais le vent par ici ne souffle plus du tout ;
Sur le manque de blé veille un maigre matou,
Et sur la meule qui d’Eole fut vassale.

Au coin du bois le pâtre entend hurler un loup,
Mais il n’en pense rien, cette chose est normale ;
Ici chantent toujours quelques voix animales,
Le vieux moulin s’endort aux notes du hibou.

Le meunier qui jadis valait plus qu’un orfèvre
Est parti s’exiler en des terres de fièvre ;
Sa chemise est toujours imbibée de sueur.

Quand vient un calme plat, nous sommes sans défense,
L’intelligence en nous n’est plus qu’une lueur
Éclairant vainement du grand souffle l’absence.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.