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Toujours, quand je médite, on croirait que je dors,
Saint Paul mardi dernier le disait à Saint Pierre ;
Mais en réalité, je reçois la lumière
D’un monde parallèle où le silence est d’or.
Je quitte pour un temps la terrestre poussière,
J’entends d’étranges sons qui transcendent mon corps ;
L’univers se recrée derrière mes paupières,
J’écoute du cosmos les splendides accords.
L’enivrante sagesse est tout sauf éternelle,
Mais sa chaleur emplit l’enveloppe charnelle ;
D’un voyage étonnant j’ai fait le premier pas.
(Ce Bouddha du Bouscat quelquefois se promène,
Il peut danser aussi, tel un énergumène ;
Paisibles sont ses nuits, sobres sont ses repas).









