
image de l’auteur
Le gyrovague porte un vêtement de laine,
Il tient solidement son bâton dans sa main ;
Il ne désire point s’amuser en chemin,
Éole en ce printemps souffle une fraîche haleine.
Sans partir explorer des provinces lointaines,
Il voudrait changer d’air, voir d’autres patelins ;
Loin d’être cénobite, il n’est qu’un orphelin
Buvant du vin d’auberge ou de l’eau de fontaine.
Il sourit quand il voit les petits ânes gris
Ou les sombres corbeaux dont il aime le cri ;
Il est plein d’allégresse, ou s’efforce de l’être.
Aux feux des voyageurs il sait se réchauffer,
Qui fraternellement lui versent un café,
Eux pour qui tout le monde a les mêmes ancêtres.
