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C’est par notre pouvoir que ce nuage roule,
Même si, tu le vois, nous n’avons pas de mains ;
Tout le jour il suivra d’invisibles chemins,
Lui qui n’a nul regard sur le temps qui s’écoule.
Sous notre assaut, parfois, un vaste mur s’écroule,
Car nous respectons peu le labeur des humains ;
Nous sommes durs un jour, tendres le lendemain,
Sans jamais nous soumettre aux désirs de la foule.
Dieu nous fit tous les quatre, et trouva cela bon ;
Grâce à nous les objets deviennent vagabonds,
Notre puissante voix résonne dans la plaine.
Témoins de notre entente et de nos désaccords,
Les démons nous saluent avec leur voix vilaine ;
Nous ne répondons point à ces porteurs de mort.
