
image de l’auteur
Quant aux mots du cochon, les scribes les omirent,
Sauf le bon La Fontaine et ses jeux innocents ;
J’admire ses écrits, je le dis en passant,
Ce Maître fait partie des auteurs qui m’inspirent.
Par mon Frère le Porc je fais bénir ma lyre,
Lui que j’aime bien mieux qu’un fauve rugissant ;
Il connaît les soucis de mon coeur frémissant,
Que je n’ai point besoin de longtemps lui décrire.
Il peut lui arriver de bénir l’univers,
Aussi la canicule et le froid de l’hiver ;
L’amour et la souffrance et la honte et la joie.
De livres surannés il aime se munir
Où le sage discours du passé se déploie ;
De mille choses lues il a le souvenir.
