
image de l’auteur
J’aime cette jument dont la crinière est blonde,
Lumineux le regard et provocants les cils ;
Mais c’est une rusée qui me croit peu subtil
Et peu digne, vraiment, d’accéder à son monde.
Je lui parle de loin, ses frères me répondent
Que si je m’approchais, je serais en péril ;
Moi qui ne veux pourtant rien proposer de vil,
Avec un délinquant, sans doute, ils me confondent.
Aristote l’a dit, les femmes sont étranges,
Surtout celles, vois-tu, qui te semblent des anges ;
Respectons ce penseur, il est de bon conseil.
Mais, aimable lecteur, si leur cause tu plaides,
Composant un poème à nul autre pareil,
Je comprendrai que c’est pour venir à mon aide.
