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Cet animal aboie modestement,
S’égosiller n’est pas digne, à ses yeux ;
Il ne court point, car il est un peu vieux,
Lui qui jadis gambadait lestement.
Son doux regard éloigne le tourment,
Lequel est pur comme l’azur des cieux ;
Le chat s’approche, il dit que c’est tant mieux,
Il s’attendrit sur ce félin charmant.
Il vit paisible, il ne fait rien d’étrange,
Il n’est jamais quémandeur de louanges ;
Il est joyeux, mais presque sans ardeur.
Il reste au pied, sa maîtresse est contente,
Qui envers lui jamais ne fut méchante ;
Elle l’adore, en tout bien tout honneur.
