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La dame qui ce comptoir abreuvait
Dans un sourire, elle était douce et belle
Et consolante, et loin d’être rebelle ;
Gentille fée qui nos prénoms savait.
Plus d’un buveur de ses charmes rêvait,
Ça l’exaltait, ça lui donnait des ailes ;
Il bénissait de louange immortelle
La longue nuit qui son coeur éprouvait.
Au premier rang nul ne pouvait prétendre,
Au dernier rang nul ne voulait descendre ;
Fier comme un coq chaque homme se montrait.
En la taverne étaient prises nos âmes,
Car nous étions vassaux de cette dame
Qui sagement nos conflits arbitrait.
