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En ayant cru planer vers un beau ciel d’été,
J’ai franchi le miroir, comme le fit Alice ;
Dans un air refroidi, péniblement, je glisse,
J’ai presque l’impression que je suis arrêté.
Je me demande en quoi ma vie va consister
Dans ce fol univers imprégné de malice ;
Si c’est Dieu qui le veut, je boirai ce calice
En lui offrant les pleurs de mon coeur attristé.
Moi, j’aimerais revoir le pays des cigales
Dont je regrette bien la douceur sans égale ;
Je m’en suis éloigné, mais sans l’avoir voulu.
Merci à vous d’avoir écouté mon histoire,
Le candide récit d’un bonheur révolu ;
Je commence à présent mon temps de purgatoire.
Cochonfucius