Tour de Carabas

image de l’auteur

Je m’orne du portrait d’un prédateur subtil,
Ce chat qui déployait des ruses étonnantes ;
Or, une fois vaincu l’ogre à la voix tonnante,
Aucun autre agresseur ne le mit en péril.

Au cellier du château sont d’énormes barils,
Mais ce félin s’abstient des boissons enivrantes ;
Il n’est pas amateur d’images délirantes,
Il ne veut pas trinquer avec des êtres vils.

Il est le confident de la fille du roi,
Il marche à ses côtés dans l’ombre des grands bois ;
Il ne se prend jamais pour un grand personnage.

Il s’est assez souvent du moulin souvenu
Où il donnait la chasse à des rongeurs menus ;
Lui-même et son bon maître ont tourné cette page.

Cochonfucius

En réponse à « Fantôme du coeur d’un coq d’antan »

image de l’auteur

 

De gueules et d’or est mon sang,
Propulsé par un coeur pensant ;
Je vois avec l’oeil de mon âme
La ronde des esprits dansants.*

Tout cela est ahurissant,
Parfois je prends un peu d’encens,
Puis comme le grand Abraham
Le fit, je prie Dieu tout puissant.

Pierrette

*Cochonfucius

Fantôme d’une feuille

image de l’auteur

Je plane en cette allée, n’en soyez pas surpris,
Un fantôme je suis, une feuille je semble ;
Le spectre-coq et moi, nous circulons ensemble
Dans ce vaste jardin dont nous fûmes épris.

Un fabuliste fit notre éloge (en sanscrit),
Qui en seul cahier mille quatrains rassemble ;
Il parle de l’automne et de mes soeurs qui tremblent,
Et des bons jardiniers apaisant leur esprit.

L’héraldiste parfois notre portrait dessine,
En ces simples blasons des sonnets s’enracinent,
Joliment commentés par des lecteurs subtils.

Du grand feu de la vie nous sommes la fumée ;
Souvent nous regrettons nos forces consumées
Et de nos souvenirs se perd aussi le fil.

Cochonfucius

Crocodiles d’antan

Composition de l’auteur

Cinq crocodiles lourds parlèrent autrefois
Au barde en son jardin, disant paroles sûres,
Afin de commenter le monde, la nature
Et la façon dont l’homme accomplit tous ses choix.

En ce doux crépuscule où résonnaient leurs voix,
Certes, ce fut leçon qu’à plaisir on endure,
Car leur propos n’est point de farce ni d’injure,
Cet animal ayant la dignité d’un roi.

Du crocodile mauve est la prose agréable,
Du crocodile noir l’ironie redoutable ;
Le crocodile blanc ne peut être imité.

Le crocodile jaune a les plus nobles vues,
C’est lui dont la parole est le mieux par moi crue :
Tout ce qu’il recommande est la fidélité.

Cochonfucius

Méditation sobre

Toile de Fabian Perez

Un métaphysicien médite sur sa mort :
Pour mieux se concentrer, il se veut mort au monde,
Et, tel l’Ouroboros qui sa propre queue mord,
Donne au raisonnement une course bien ronde.

Ses collègues, surpris, consacrent leurs efforts
Aux dires de cette âme à nulle autre seconde ;
Mais, de l’écrire ici je n’ai pas de remords,
La circularité leur paraît inféconde.

Les métaphysiciens ne perdent pas le Nord
Et partent à l’auberge où le pinard abonde :
Et c’est pour y parler, ni de vie, ni de mort,
Mais bien d’amour avec la serveuse gironde.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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