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Nous avons pour demeure un modeste édifice,
Mais, dit-on, dans la cave un trésor est caché ;
Aucun de nous, pourtant, jamais ne l’a cherché,
Nous craignons qu’il ne soit porteur d’un maléfice.
Autrefois, Cupidon, l’infatigable archer,
Pour cible nous prenait de ses tirs subreptices ;
Nous en fûmes troublés, mais point mis au supplice,
Ses feux ne brûlent pas comme ceux des bûchers.
Dans le jardin fleuri bourdonnent les abeilles,
Des grappes lentement mûrissent sur la treille ;
Il fait bon savourer ce rassurant décor.
De gestes caressants est la muse assouvie,
Dans un élan de l’âme et dans la paix du corps ;
Rien ne vient perturber le cours de notre vie.









