Temple qui voyage

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Porte-nous sur ton dos, crocodile immortel,
Nous, prêtres qui devons te consacrer nos vies ;
Tu pourras dévorer ce qui te fait envie,
Toi qui sers de support au temple et aux autels.

Tu auras des poissons, si ton désir est tel,
Mais aussi ce qu’aux dieux le culte sacrifie ;
Un pluvian t’instruira dans sa philosophie,
Puis nous t’abreuveront de fraîche eau de Vittel.

Garde-toi, cependant, de devenir obèse,
Pour suivre les chemins tu serais moins à l’aise ;
L’hédonisme,c’est bien, mais la goinfrerie, non.

Quelquefois l’architecte agrandira le temple,
Car sur nos concurrents nous devons prendre exemple,
Et c’est au premier rang que nous nous destinons.

Cochonfucius

En réponse à « Licorne d’embrouille »

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J’ai voulu prendre Fenouillard
Pour guide en un jour de brouillard,
Mais il a manqué d’assurance,
Ce bonhomme n’est qu’un trouillard.*

Sait-il qu’il est trop rondouillard?
Ses propos sont tous vasouillards
Mais avec quelques remontrances
Il peut devenir débrouillard.

Pierrette

*Cochonfucius

Ptérolion

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Je chasse dans les airs, je ne prends pas grand-chose,
Mais moi je suis frugal et sobre, encore heureux ;
Les oiseaux nourrissants ne sont pas très nombreux.,
Quant aux chauves-souris, les capturer je n’ose.

Si par hasard je croise un vol de flamants roses,
Je me tiens à carreau, car ils sont vigoureux ;
À la Lune j’adresse un discours amoureux,
Elle ne répond rien, ni en vers, ni en prose.

J’aime Carl von Linné, mais j’en fus oublié
Quand d’autres animaux il nomma par milliers ;
Mon âme cependant n’en fut point offensée.

Quand j’ouvre une bouteille, à sa santé je bois,
De son fantôme alors j’entends la belle voix ;
Je rêve qu’il m’adresse une aimable pensée.

Cochonfucius

À Paris

1990, quelques mois avant le service militaire, le départ annuel pour San Francisco. Passer quelques  semaines dans la maison de ma mère. Cette année, je dois faire le voyage seule pour la première fois, mon père ayant des cours à donner. Pas de vol direct, il me faut passer par l’Europe, puis New York et là un vol pour San Francisco, un vrai plaisir.

Pour que le voyage soit moins long, je décide de faire une escale… à Paris, la ville dont je rêve depuis si longtemps. L’escale ne sera pas longue une petite journée et déjà il faudra reprendre l’avion.

Que voir en si peu de temps ? Peu de choses, hélas.

Alors, je décide de prendre l’atmosphère du vieux Paris. Le violon sous le bras, mes pas me dirigent vers la Place de la Bastille, je descend vers la Seine par la rue du Temple, je m’arrête pour regarder l’hôtel de Ville et enfin la Seine. Là, je découvre émerveillée les bouquinistes et leurs étals de livres, de gravures. Incroyable, je ne savais pas qu’ils existaient encore, j’achète quelques livres, mon horrible accent fait gentiment rire le bouquiniste, je flâne tranquille sur les quais, jusqu’à la Pointe de l’île, quelques pécheurs tentent leur chance.

Un regard vers Notre Dame, Hugo m’inspire, je me dirige vers elle d’un pas léger, je fuis le flot de touristes et j’escalade les marches mais je ne rencontre pas Quasimodo, Paris en septembre, un jour de beau temps, la vue est majestueuse, au loin la Tour Eiffel, mais ce n’est pas elle qui attire mon regard : le Quai des Orfèvres ! Je dévale les marches et je me dirige vers lui, inspirée par Simenon, oh je sais que je ne rencontrerais pas Maigret, mais qu’importe, j’observe le bâtiment, je n’ose y entrer, me redirige vers Notre Dame, traverse à nouveau la Seine, je regarde l’heure, où déjeuner, je marche au hasard, une place, des arcades, je regarde le nom, Place des Vosges, décidément Hugo me poursuit, un restaurant dans un angle, je me laisse tenter, mon accent fait des ravages (ce jour là je compris que j’aurai du mal à parler français).

Après le repas, je fais quelques pas en bord de Seine, puis direction l’aéroport.

Quelques heures plus tard, je quitte Paris, j’y suis retournée depuis mais jamais je n’ai retrouvé la sensation de découvrir un monde à la fois neuf et ancien, jamais je n’ai retrouvé cette impression d’avoir été guidée par Hugo, voir Paris et être inspirée par Hugo, ce souvenir est gravé à jamais dans ma mémoire.

Esther H

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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