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Le grand loup prend de l’âge et son poil devient gris,
La louve le cajole et lui sourit encore ;
Il lance dans la nuit des appels moins sonores,
Mais de ses sentiments le flot n’est point tari.
Des saveurs de la vie il est toujours épris,
Et de celles surtout qu’en rêve l’on explore ;
Aussi, de ces sonnets qu’un rimeur élabore,
Même quand je lui dis qu’ils sont de peu de prix.
L’inframonde l’attend, qui de démons fourmille,
Je crois qu’il en fera sa nouvelle famille ;
Il espère trouver d’autres loups en enfer.
Lui qui ne fut jamais une bête rusée,
D’aucun forfait majeur n’est son âme accusée ;
Calme fut son automne, et calme est son hiver.
