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D’abord l’apéritif, un verre de vin vieux,
Un Pessac-Léognan dont son âme est ravie ;
Une fois que sa soif est vraiment assouvie,
Il emplit son assiette, et rassasie ses yeux.
Un tel monstre n’est pas à l’image de Dieu,
Jamais par ses pareils la messe n’est servie ;
Apprendre une prière, il n’en a pas envie,
C’est un être vulgaire, un sonnet lui plaît mieux.
Qu’on bénisse les plats, ça n’en vaut pas la peine,
Ce n’est qu’une lubie des cervelles humaines ;
La table est consacrée par l’éclat d’un beau jour.
En épilogue vient un clair alcool de poire ;
Qu’importent les honneurs et qu’importe la gloire,
Qu’importe la grandeur, et qu’importe l’amour ?
